Imprimer

Bécaud et Nougaro

(Pradelles/ADF-Musique)

1
L’Occitanie et la Provence nous sont devenues orphelines,
L’Autan et le Mistral qui dansent mais plus pareil sur les collines.
Cent mille volts pour un spectacle, l’Olympia de bleu s’illumine,
Petit taureau bravant l’obstacle, jazz et java se font copines.
Bien le bonjour Monsieur Bécaud, A Diu siatz, Claude Nougaro.
2
Aux tabourets de votre orchestre c’est le grand ciel qui s’y invite,
Le paradis n’est plus terrestre, c’est bête, c’est allé si vite.
Mourir n’atteint pas les poètes, chansons au goût d’immortalité,
La musique vous fait la fête au music-hall de l’éternité.
Allez, « chapeau » monsieur Bécaud, hé bonsoir Claude Nougaro.
3
J’arriverai devant Saint Pierre, vous m’attendrez derrière la porte,
Concert en guise de première nous chanterons les feuilles mortes.
Le bon Dieu a bien de la chance de nous avoir dans sa chorale,
L’Occitanie et la Provence ont fait cadeau de leurs cigales.
À tout à l’heure Monsieur Bécaud à bientôt Claude Nougaro.
4
Mais ce n’est pas tout à fait l’heure d’aller tutoyer les étoiles,
Pour que jamais vos noms ne meurent, faut que vos chansons se dévoilent.
L’Évangile est une Parole, Bonne Nouvelle pour les hommes,
La musique est en parabole, nous sommes du même royaume.
L’absence est devenue « cadeau » merci Bécaud et Nougaro.