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Paradis

(Pradelles P./ADF-Musique)

1
Quand je prendrai le large, le temps s’arrêtera.
Le temps s’arrêtera.
Je passerai la plage qui mène à l’au-delà.
Qui mène à l’au-delà.
Coup de canon ou morsure du vent,
Éclair de feu ou couleur du néant… devant…
Étoile aux cieux ou millions de bougies,
Je suis anxieux de savoir ce qui suit… le temps… pourtant…
2
Ouvrez, ouvrez la cage, la cage des discours.
Videz, videz la cave et faites le grand jour.
S’il faut partir pour ne plus revenir,
Si l’avenir ressemble à un sourire… d’enfant…
Si le chemin prend les airs du matin,
Soleil enfin jailli de son écrin… d’antan… pourtant…
3
Marcher après l’orage dans les couleurs du temps.
Courir sur les nuages, les cheveux dans le vent.
Sentir la vie comme on sent une fleur,
Battre tambour comme battent les coeurs… vivants…
À fleur de vie, embrasser l’univers,
Avoir envie de partir sur la mer… pas l’temps… pourtant…
4
Voguer dans le passage de la mort à la vie.
Venu du fond des âges trouver le paradis.
Et puis soudain revenir ici bas,
Voir son prochain et l’aimer comme ça… vraiment…
Le ciel n’est pas au bout des illusions,
Mais dans les bras ouverts pour la moisson… maint’nant… pourtant…
5
Trois cordes de guitare ont fait cette chanson-là.
Ca paraît bien bizarre, pourtant c’est comme ça.
Quand tu voudras aller au paradis,
Tu montes au « la » sur la corde de « mi »… c’est ça…
Le paradis, c’est comme une chanson
Qui vous redit « aimez-vous pour de bon »… Tout l’temps… tout l’temps.